mai 2012


Ci-dessous, un texte de Lyon Modérés.

François Bayrou annonçait hier son choix personnel pour le 6 mai. C’est un choix autant moral que politique. Il fait ainsi celui de l’alternance qui entérine l’expression très majoritaire des français lors du 1er tour. Surtout il prépare l’alternative que son projet proposait.
Il n’échappe à personne que François Bayrou ne donne pas de blanc seing à François Hollande sur son projet. Il n’est pas davantage convaincu aujourd’hui qu’il ne l’était hier par l’approche du PS sur le modèle économique et social français, le rôle de l’Etat, l’absence de réforme de l’école ou la vision européenne. Seule la volonté afficher d’une modernisation de la démocratie, de la moralisation de la vie politique ouvre un espace de consensus dans les prochains mois. Elle serait éminemment bénéfique à notre démocratie.
Ce choix est cohérent avec la volonté fondatrice du Mouvement Démocrate de bouger les lignes. De nombreux partisans de la ligne d’indépendance aurait préféré qu’il soit assorti d’un pacte de gouvernance ou d’un accord de fond, ce qui n’a pas été possible. Ce qui explique aussi que François Bayrou ne donne pas de consigne de vote et, conformément à l’approche modérée et raisonnable qui doit prédominer dans notre façon de faire de la politique, il respecte les convictions de chacun et la volonté de nombre de membres du Conseil national et de militants de voter blanc dimanche.

Le 22 avril aurait pu mettre un terme à la volonté de bâtir un pôle démocrate, centriste, modéré indépendant.

Le choix de François Bayrou offre un avenir à cette ambition.

 

Lyon Modérés

http://www.lyonmoderes.fr/

Bayrou a fait un choix, personnel.

Il reconnaît qu’au sein du MoDem il y a des sensibilités, diverses.
Enfin, ai-je envie de dire. Des sensibilités plutôt à gauche, plutôt à droite et aussi au centre.

Mon choix personnel n’est pas une posture, c’est un choix aussi légitime et réfléchi que d’autres. Les errements de l’un ne rendent pas ceux de l’autre moins importants.

Je voterai blanc parce que j’ai le sentiment que c’est le meilleur choix eu égard à ce qui nous est proposé. Malheureusement, 30 ans de bipartisme et de dérives de la vie politique font en sorte que ce vote n’est pas pris en compte. Et ce n’est toujours pas une raison pour moi de choisir l’un ou l’autre des projets dont j’estime qu’ils ne seront pas en mesure d’être utiles à la France.

Voter blanc, c’est voter blanc. Ce n’est pas ne pas choisir. Ne pas choisir c’est ne pas aller voter.

Et moi aussi, personnellement j’ai choisi.