Le Conseil National qui s’est déroulé le samedi 26 novembre dernier fut l’occasion pour les conseillers nationaux MoDem d’approuver la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle, non pas seulement candidat d’un ou de partis, mais candidat pour une majorité centrale.

A l’heure où un sondage exprime que nos concitoyens sont à 82% démoralisés voire résignés par la situation dans laquelle ils se trouvent, le défi auquel doit faire face la France est selon le président du MoDem « le plus important depuis celui qu’a trouvé le général de Gaulle au sortir de la 2eme guerre ». Or, à efforts exceptionnels, il faut des réponses politiques exceptionnelles.

L’alternance classique voulu par le Parti Socialiste ne pourra pas fonctionner. Ce simple principe de vase communiquant ne pourra apporter les réponses dont le pays a besoin. Le programme présenté à ce jour par le PS et l’accord signé à la va vite avec Europe Ecologie ne nous semble pas à la hauteur des enjeux. La présidentielle doit être l’occasion de présenter une vision sincère et cohérente pour le pays, pas de négocier sur l’essentiel de ce que l’on croit.

Après l’intervention de François Bayrou sur TF1 jeudi soir dernier qui a rassemblé plus d’un million de téléspectateurs supplémentaires que celle de Martine Aubry, il est de la responsabilité du MoDem d’afficher une équipe de campagne soudée et cohérente, de présenter un Agenda 2012-2020 précis et courageux pour redonner à la France l’élan nécessaire dans les domaines qui lui permettront de dépasser la crise actuelle : produire en France, instruire convenablement, construire une démocratie exemplaire.

Pour cela, le MoDem enregistre les soutiens ou le retour de personnalités politiques de tous horizons, qui se reconnaissent dans la volonté d’un effort collectif et non partisan, dans un esprit d’union nationale. Le MoDem a prouvé qu’il était possible d’être au centre de la politique française de manière indépendante, brisant l’idée d’un centre inféodé à une partie de la droite. Comment en effet pouvoir espérer apporter quelque chose à un projet politique national d’envergure en étant dépendant ou en souhaitant la victoire d’un autre parti ? C’est en toute transparence et sans rien renier de ce qu’est le MoDem que nous pourrons apparaître légitimes, crédibles et surtout rassembleurs de toutes celles et ceux qui veulent un véritable changement.

Les interrogations européennes sont également très fortes dans un contexte où l’affichage maladroit d’un couple franco-allemand décidant de tout est contraire à la philosophie de l’Europe. Mario Monti, le nouveau président du conseil italien n’a pas manqué de le rappeler. L’Europe est devenu un labyrinthe institutionnel que plus personne ne comprend, y compris les plus éclairés. La plupart des responsables européens ont été choisis pour ne pas faire d’ombre explique François Bayrou, il ne faut donc pas s’étonner qu’ils aient si peu de prise sur les difficultés que traverse l’Euro. Alors qu’il fallait bâtir une place forte, commune, où aurait régné la confiance pour régler les problèmes de dettes souveraine, nous avons laissé les banques et même une autre puissance économique, la Chine, intervenir dans nos affaires européennes. François Bayrou assure que ça n’aurait jamais été la position de la France s’il avait été en charge.

Nous avons une grande responsabilité pour 2012. Celle de nous faire entendre des français dans des conditions que François Bayrou estime comme plus favorable qu’en 2007. Nicolas Sarkozy jouissait d’une image énergique. Aujourd’hui, aucun des domaines dans lesquels il avait promis le changement ne s’est amélioré. Ségolène Royal bénéficiait d’une certaine aura, qui a été dilapidée au lendemain de l’élection de 2007.

Le comportement des observateurs a changé vis à vis du centre indépendant que nous représentons. Le fait d’avoir été les premiers à alerter sur les problèmes de dette nationale nous place aujourd’hui dans une position de crédibilité.

Aujourd’hui, le MoDem présentera son équipe de campagne, son calendrier et la méthode qui sera mise en place pour l’élaboration du projet qui sera porté par François Bayrou.

Le projet non pas d’un parti, ni de partis, mais un projet central, capable de fédérer les citoyens autours de nos trois grandes priorités. Car la France ne pourra pas être gouvernée, être profondément changée à 50 contre 50.

Nous aurons l’occasion de proposer d’aller au delà de cela, fort de notre indépendance et confiant d’avoir eu raison depuis ces dernières années.

 

Demain est un autre jour.

 

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